De notre ami Michel Turk et de son porte-parole « Sac à dos »

Des nouvelles de Lorraine

De notre ami Michel Turk et de son porte-parole « Sac à dos »

28 novembre 2025 Associé 1

Alors changeons de sujet, pas de ceux qui pourraient fâcher, encore que, comme je l’ai déjà dit plus haut, il n’y a pas de sujet qui ne s’ouvre un jour à la controverse, prenez par exemple celle de Valladolid. Non, pardon, me suis trompé, savoir si les indiens ont une âme ou s’ils sont voués à être les esclaves naturels des conquistadors, mon maître m’a rigoureusement défendu de m’embarquer là-dedans sous prétexte que je ne comprendrais rien. Et quand il dit, j’en ai plein le dos de tes frasques, ça, ça a du sens d’après lui. Enfin, entre nous, je pense qu’il faut être vraiment fumier pour faire enfler la polémique de cette façon, toujours sur le modèle « les bons et les mauvais ». Et aujourd’hui « il » dit qu’on ne peut plus dire nègre car ce serait péjoratif. On a les pudeurs qu’on peut ! Qui donc balaye les rues du 16ème arrondissement ? D’ailleurs j’ai remarqué moi-même qu’il y avait de plus en plus de pudeurs dans la langue tandis que la violence physique devient un mode d’expression, parfois une sorte de réponse parce que les mots manquent. L’euphémisme, la litote, le « je ne veux froisser personne » sont devenus la forme de pensée convenable propre aux bobos, résultat : tout le monde est mécontent. C’est quand même dommage que je ne sois pas doué d’une autonomie cérébrale suffisante pour dire ce que j’en pense personnellement et que, chaque fois que j’ose une sortie, je me fais vertement tancer comme si je n’existais qu’en faisant corps avec « lui ». Et c’est vrai que je ne partage que 10% de sa vie, ce que j’évalue à la louche, donc dans le puzzle de la vie, j’ai 90% de trous. Un gruyère reste un fromage car les proportions de trous sont inversées, mais moi, comment voudrais-je passer pour un penseur qui aurait la puissance de réflexion de ce qu’inspire celui de Rodin ? Bon, comme je suis d’un naturel plutôt expansif, je me jette à l’eau et à vous de faire le tri. Tiens, parlant de tri, parlons déchets, pollution. C’est un sujet que je maîtrise pas mal. Pas les données scientifiques qui imputent aux pets de vaches l’agrandissement du trou d’ozone, ni celles qui mesurent l’effet de serre à l’aune de leurs propres intérêts économiques, mais les comportements et les engagements de chacun. C’est moins ambitieux, mais ça peut quand même mener à quelque chose. Quand il voit des gosses qui jettent des papiers, encore plus quand il s’agit d’emballages plastiques, il ronge son frein en ne cessant de maugréer qu’il y a des tartes qui se perdent. Mais dans cette société de plus en plus violente, je me répète, on a paradoxalement interdit la correction physique des enfants, la gifle j’entends, parce que d’envoyer les gamins au tapis, ce n’est évidemment pas éducatif. Moi-même, la maltraitance ne m’a jamais corrigé, et Dieu sait s’il m’en a fait voir. En revanche d’être rageusement posé au sol quand quelque chose lui appuyait sur le dos, ça, ça m’interpelait, après je faisais plus attention à la façon dont on disposait mes charges.

Une réponse

  1. MARIE-France BEITSCHER dit :

    Ah ça, je suis bien d’accord avec toi que vouloir trouver des avanies dans ce qui n’est que l’expression de la réalité devient ridicule ainsi poussé au paroxysme ; alors, que d’autre part, la violence est inversement proportionnelle et atteint des sommets qui font peur.

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