Hé bien, votez maintenant… de Michel TURK

De l’ambiance délétère et pusillanime qui fait se taire une majorité de gens par peur d’être un jour catalogués, mais aussi du monde politique et de leurs « affaires », voilà comment on en arrive à voir le camp des abstentionnistes s’étoffer davantage élection après élection. J’anticipe car c’est bientôt le retour aux urnes pour les municipales, les seules élections de proximité. On parle déjà de test politique qui permettrait de jauger, d’augurer ce que sera le paysage de 2027 pour les présidentielles. La foire d’empoigne (mon sac à dos aurait pu citer l’expression et en donner l’origine) est déjà d’actualité avec des politiciennes et politiciens qui sont tous convaincus de détenir la vérité, tellement qu’en s’exprimant entre eux lors d’un débat ils sont presque tous incapables d’écouter ce que dit l’autre. Sans vouloir ouvrir la boite à Pandore ou jouer les oiseaux de mauvais augures, ces attitudes me rappellent une histoire biblique, celle de la tour de Babel. Les malentendants, c’est une chose, les sourds en sont une autre.
Bien entendu, mes « boulets rouges » ne sont pas à classer dans une version « eau de rose » même si par ailleurs, j’aimerais tant vous parler flore alpine, faune sauvage, vous raconter l’histoire de Mme de Warens qui accueillit Jean-Jacques Rousseau jusque dans son lit mais qui s’en lassa très vite entretenant avec lui une relation quasi incestueuse puisqu’il l’appelait « Maman » et elle lui répondait « mon petit ». Vrai, c’est écrit ! Ne croyez pas que je divague, Rousseau a écrit Le Contrat Social, un bouquin qui traite de l’intérêt commun, de la souveraineté du peuple et par conséquent d’un pacte social. Même si ce même JJ a écrit dans les confessions en parlant de lui-même : « Il est des retours sur les fautes qui valent mieux que de n’en avoir point commis ». Phrase ambigüe de par ses accords grammaticaux « n’en avoir point commis » s’accordant à retours et non pas à fautes.
Mais peut-on seulement revenir sur ses fautes ? Pas si sûr. En prendre conscience pour ne pas les renouveler peut-être ? Quand, à la fin d’une élection , élus et battus tiennent le même discours en promettant d’avoir tiré les leçons du scrutin, on est en droit d’en douter, je pense.

Les charmettes Mme de Warens