Tout est son contraire
Ce que j’aime dans notre époque actuelle, c’est la liberté qu’elle prodigue ; oui je sais c’est un paradoxe puisque c’est souvent la mème chose que je lui reproche. Oh la la, bonjour la contradiction, l’excès en tout est un défaut et hop encore un. Si je peux m’expliquer cinq minutes… J’aime que chacun puisse vivre sa vie. Que l’on puisse tout lâcher pour prendre un tournant décisif, qu’on quitte son métier de cadre pour aller chanter dans le métro, que l’on prénomme sa fille Cacahuète, faire un régime sans sel ou sans sucre ou sans rien, épouser ou vivre avec un … zut on n’a plus le droit de dire de couleur désormais, alors disons un visage « pas pâle » non, pas papal mais pas pâle, quoique, ou des plus jeunes, des plus vieux, des du même sexe. Progrès ou décadence ? Un peu des deux, je ne prends pas risque. Que les pauvres vivent comme des riches, que les riches vivent comme… des riches. Rien ne me fait plus sourire que cette jeune fille qui arbore des mèches violettes dans sa chevelure brune, qui porte une jupe de danseuse ou un manteau militaire. Être camionneure – euse, pompière ou commissaire de police ….Bien entendu, il faut des limites ; « IL FAUT DES LIMITES ! » La limite pour moi c’est: tant que vous ne faites de mal à personne, faites ce que vous voulez ;
Il n’y a pas si longtemps, beaucoup d’hommes sifflotaient dans la rue, maintenant on les regarderait de travers, les jeunes filles chantaient. Par contre, on ne devait pas courir ou crier c’était considéré comme mal élevé. On ne devait pas voir un morceau de tissu de nos dessous dépasser, maintenant on ne porte plus de dessous, la question est réglée. On me suit ? On me comprend ? J’aime que l’on fasse ce qu’on aime sans se soucier du qu’en dira-t-on.
Ce que je veux dire – et je me rends compte que je m’y prends très mal – c’est que j’aime cette liberté de pouvoir montrer sa personnalité sans devoir se couler dans le moule de la normalité. D’abord, il n’y a plus de normalité, les censeurs qui étaient prévus la définir se comportant souvent de manière peu recommandable eux-mêmes.
Être ivre de vivre libre…
Une réponse
Ma liberté chantait le pâtre grec Georges Moustaki avec sa gueule de Métèque… Je m’associe, ça coule de source, à la défense de la liberté d’expression, quand bien même l’histoire avec un grand ‘H’ a très souvent montré qu’elle pouvait être facilement muselée, parfois même au nom du politiquement correct.
Mais nous ne sommes que des témoins!