Je jette le gant…

Des nouvelles de Lorraine

Je jette le gant…

23 avril 2026 Celle qui est en moi 1

Je ne suis pas superstitieuse, non, les deux seules choses qui pourraient s’y apparenter sont le sel que je jette par dessus-mon épaule qd j’en renverse accidentellement et remettre le pain à plat qd il est sur le dos. C’est plus par taquinerie que par conviction. Mais, il m’est arrivé un… « épisode ? » qui m’a interpellée et m’interpelle encore, la preuve. Il y a quelques semaines je roulais rue Gambetta (avant qu’elle ne soit fermée) ; il pleuvait à verse et au milieu de la route j’aperçois un gant en laine noire par terre et détrempé. Ma première idée était de le ramasser pour le mettre sur le trottoir ayant par moi-même beaucoup top l’habitude de perdre des gants mais suivie par une procession d’automobilistes impatients, je n’ai pas voulu créer un incident diplomatique et j’ai continué ma route. Je vais chez Aldi. Dans l’habitacle des caddys que vois-je ? Un gant noir tout mouillé qui me faisait signe depuis le sol. Je le ramasse et l’expose sur un chariot en espérant que son propriétaire le retrouvera en rangeant son caddy. En moi-même, je me souris : Voilà une paire à nouveau à l’unisson (ou peut-être pas, mais l’idée me plaisait). Je continue mes courses et vais à la boulangerie en face d’Action où au moment de me garer dans l’espace délimité, bingo, une gant en laine noire, bien à plat et bien détrempé, on avait déjà lui rouler pas mal dessus la pauvre bête.  ! Là, un scepticisme idoine se manifeste : 2 ça n’était pas banal mais 3 ?! Je décide de l’ignorer superbement et mes courses faites, je rentre à la maison en dodelinant de la tête. Coïncidence, dira-t-on ; bien entendu, mais des gants, noirs, en laine et tout mouillés, pas banal. Quelques jours plus tard, je suis en voiture avec un de mes petits enfants, et arrêtée à un feu rouge, l’histoire me revient à la mémoire et je la raconte. Silence de mon auditeur dont vu l‘âge prompte aux réaction blagueuses et taquines j’attendais au moins une réaction malicieuse voir irrévérencieuse. Non, rien. son regard était posé vers le milieu du carrefour où s’agitait au rythme des véhicules qui le brassaient de droite et de gauche un gant de laine noire tout mouillé mais bien identifiable.

C’était quand même énorme ! Un code dont je n’avais pas la clé ; il m’a fallut toutes mes ressources mentales pour me dire que les faits sont sans effets sur les méfaits des êtres humains.

J’ai mis un black-out total sur cette histoire , je n’y pense plus. Mais, tout de même…

Une réponse

  1. Michel Turk dit :

    J’ai craint le pire en voyant le titre, je voyais déjà le gant noir du duelliste, le gant jeté pour laver son honneur, le baron de Haekeren d’Anthès (Soultzien comme moi-même) tuant l’immense poète qu’était Pouchkine. Mais à lire la suite, j’ai été pleinement rassuré, pas besoin de prendre des gants pour le commentaire!

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