Abilène
Je viens de découvrir le paradoxe d’Abilène … Chouette découverte, je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir en faire, mais c’est toujours ça que je n’aurais plus à découvrir. Beaucoup en souffrent sans le savoir. Et moi la première, je dois bien l’avouer ; C’est déjà plus embêtant ça qui va à l’encontre de mes convictions profondes. J’ai honte, je ne me savais pas capable d’un truc pareil maiiiiiiiiis, il faut être franche : Abilène me voici, Abilène me voilà. J’espère que ça ne va pas finir par me donner des boutons qui vont me démanger et que je vais gratter jusqu’au sang en me laissant des cicatrices grosses comme des cratères. Auparavant, j’aurais qualifié la chose de « lâcheté » carrément ou de flemmardise à la rigueur, fichtre arrière manant pas de ces défectuosités là chez moi ! Non c’est tout bonnement une réaction misérable, pleutre ou tout simplement j’men foutiste (aïe, je suis dure ») qui veut que l’on se range à l’avis du plus grand nombre (ou du plus braillard) même si l’on n’est pas d’accord ; qu’il s’agisse d’une décision, d’un évènement ou non-évènement, on sait bien que la plupart ne sont pas d’accord mais n’osant pas l’exprimer – ou ne voulant pas la bagarre – on adhère à la chose proposée au détriment du plus grand nombre. Mais, pourquoi « Abilène », c’est un penseur anecdotié sans aucun doute qui a conçu le concept en racontant que dans une réunion de famille, quelqu’un propose d’aller à Abilène ce dont personne n’a envie mais n’osant pas l’exprimer tout le monde se retrouve sur la route dans la chaleur, la poussière et la rancœur. Il aurait suffi que quelqu’un affirme haut et fort ‘Rien à fiche d’Abilène, restons au frais et jouons aux dominos » et tout le monde aurait été content.
Combien de fois ai-je laissé passer une partie de dominos pour me retrouver sur la route d’Abilène …
Je ne le ferai plus, promis.
Une réponse
Y’avait aussi les moutons de Panurge, mais j’ai découvert à l’instant que se rendre à Abilène relevait de la même démarche!