Rabelais, Antigone, Boris Vian… par Michel TURK

Des nouvelles de Lorraine

Rabelais, Antigone, Boris Vian… par Michel TURK

18 février 2026 Associé 0

Parmi les belles expressions, je vous cite le mouton de Panurge, et là encore, je ne dois qu’à mon ouïe fine d’avoir compris de quoi il en retournait. D’abord, tout le monde ne connaît pas Rabelais et son héros Panurge, et c’était mon cas. Mais des moutons qui suivent connement et à la lettre les folies de leur maître, j’en ai vu beaucoup et j’avoue en avoir fait partie. Des Antigone, des Boris Vian, y’en a beaucoup moins. Se comptent sur les doigts de la main.

ANTIGONE

Eh bien, tant pis pour vous. Moi, je n’ai pas dit « oui » !

Qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse,

à moi, votre politique, votre nécessité, vos pauvres histoires ?

Moi, je peux dire « non » encore à tout ce que je n’aime pas et je suis seul juge.

Et vous, avec votre couronne, avec vos gardes, avec votre attirail,

vous pouvez seulement me faire mourir parce que vous avez dit « oui ».

Ça c’est Jean Anouilh qui l’écrit dans une pièce éponyme de l’héroïne citée ci-dessus.

Je pourrais aussi vous chanter le déserteur de Boris Vian mais je vais vous épargner les couplets que vous connaissez sans doute et qui vont dans le même sens que ce que dit Anouilh.

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