Fait chaud…
J’espérais un peu de transcendance dans ma vie lourde comme un pas accablant dans un film en noir et blanc et tout ce qui me vient à l’esprit est une vague constatation ; je suis sur un parking – pas un trop gros étant donné que je déteste les hypermarchés et que je ne supporte que les discounts et mieux encore les boutiques à taille raisonnable comme s’il fallait la nécessité de s’empaqueter dans une tenue taille 52 pour identifier une tranche de jambon alors qu’un bon 42 suffirait largement. Je prenais mon temps pour descendre de voiture, comme à regret, c’est toujours urgent de prendre son temps c’est encore plus urgent de le perdre de toute façon le temps n’existe que pour être gaspillé parfois dans un vide livide et famélique et même un tantinet maléfique. Bref, je jetais un œil (c’est malin !) et je voyais des alignements de voitures, à peu près toutes dans le même sens sauf les irréductibles têtebêche, et je leur trouvais une analogie avec des brochettes en attente de cuisson, le soleil caniculaire faisant office de rôtissoire propre à les carboniser à point, il ne manquait que le manche pour permettre de les retourner.
Alors, nous ne sommes que cela : conducteurs de brochettes ?
Une réponse
Et je ne te dis pas ce que ce serait en cas de carambolage!