Ecrire ou pas…
Après ça, je me remettrai à écrire. J’écrirai après ouiche. Après quoi exactement ? Après ! Après…. Qu’il fasse moins chaud. Voilà, voilà l’excuse que j’attendais de toutes mes fibres, tu vois ça ce n’est pas grave de ne pas écrire parce que c’est quand même assez torturé il faut bien le reconnaître mais la soirée est tellement bouillante que le stylo glisse tout seul des doigts et paf ! s’étale sur ma feuille quadrillée. Alors, comment voulez-vous écrire si votre stylo ne reste pas à la place qui est la sienne hein. Ah oui je sais, je n’ai plus de stylo depuis longtemps, maintenant c’est mon clavier mais c’est pareil faut que les doigts puissent rester sur les touches sinon hein on n’est pas maitre et on a toujours un truc qui glisse alors si on ne peut même pas griffonner sans déraper ça n’est pas de notre faute ; il ne faut pas se tromper de victimes entre ceux qui veulent écrire et ceux qui ne peuvent pas pour telle ou telle raison et il y en a une encore meilleure, de raison, la torpeur c’est même une grave maladie vous savez, une mélasse où l’on se noie et c’est donc bien quelque chose qui a des répercussions sur un monde pas très malin . C’est un constat amer que de se rendre compte qu’étant une des rares animaux marchant sur ses deux pattes, on arrive à se demander même si on les mérite.
C’est formidiable tout ça.