Ote toi de là
Discount vers midi, un peu de monde, une seule caisse ouverte et nous sommes une demi-douzaine de clients à attendre patiemment notre tour. Patiemment, pourquoi pas : il fait bon la clim fonctionne, tout est calme et je discute avec ma prédecesseure (?) que je ne connais pas de sujets que ns ne connaisons ni l’une ni l’autre mais qui font passer le temps en toute innocence. Arrive un employé qui ouvre une deuxième caisse et alors là : une trombe d’1 m 50, peinant à pousser un caddy rempli à ras bord, me bouscule pour prendre la première place de cette nouvelle caisse sous nos regards ébahis devant la violence de la manoeuvre. Même le caissier est resté coi ouvrant une bouche qu’il s’empressse re refermer et c’était le plus sage.
Il s’est passé alors quelque chose de très drôle, c’est que PERSONNE n’a emboîté le pas à la furie déballant ses achats sur le tapis roulant. Elle est restée toute seule à sa caisse comme frappée d’un ostracisme de bon aloi et nous autres dans la première file avont défilé, le même sourire de connivence au coin des lèvres.
Je pensais : « c’est le genre lors d’une distribution de vivres qui piétinerait les autres en criant, « moi d’abord, moi d’abord ! ». Puis je me suis dit, elle a peut-être ses raisons : un enfant tout seul dans sa voiture ou autre, bref, et puis je m’en fiche. Sauf que c’est quelquefois rageant pour ne pas dire vexant de se voir remis à la dernière place par un plus culotté que soi.
Grand bien lui fasse !
qui ouvre